
… à La Borde
L'Institution « Rencontres de Psychothérapie et de Pédagogie Institutionnelles » ne vit et ne produit des effets durables que si elle est portée par les uns, les unes, et les autres, notre collectif. « Le collectif (cette société à part entière, après tout) construit sur le règlement qu'il s'est choisi, au contraire d'uniformiser, va permettre l'émergence des diverses singularités qui le composent : « … Organiser les choses pour que chacun soit concerné dans sa singularité… sinon c'est pas la peine… Parce que ce qui compte pour quelqu'un, qu'on soit fou ou pas fou, c'est qu'on puisse se distinguer des autres… Pas par narcissisme exacerbé, mais simplement avoir la possibilité de se délimiter, de se reconnaître… » » (Jean Oury) in La Borde : le château des chercheurs de sens ? Anne-Marie Norgeu, 2006.
Cette inscription dans ce collectif ne cesse pas de ne pas s'écrire tant que tu n'as pas choisi de t'engager : S'engager, l'engagement, « mettre en gage », « donner sa parole en caution, lier par une promesse »… Nous y travaillons pour fonder la parole du sujet humain. L'exigence de cette construction du collectif, de « cette loi du vivre » révèle les enjeux de désir et nous comprenons que l'humanité ne peut accepter le discours actuel qui renvoie chacun à soi-même.
Travailler en P.I., ce serait donc concilier la singularité de chacun et permettre de se sentir humain dans un groupe qui va dans le sens de la marche, dans la construction d'un vivre ensemble. La P.I. relève alors de « cette humaine dimension, partagée, jamais assurée, toujours bafouée, dénaturée, humiliée, ce qui pouvant être sauvée devant l'être, à chaque fois que cela est possible, par ceux qui ont choisi leur camp, une fois pour toute »*. Et vous dans tout cela où vous inscrivez-vous, dans quel travail, quel désir ? Comment et par qui êtes-vous arrivés dans ce chemin, et qu'est-ce qui vous permet d'y rester et de le poursuivre ?
Ces Rencontres sont et seront donc portées par celles et ceux qui s'y inscrivent et signifient ainsi leur volonté de leur existence et de leur pérennité. Elles permettent de mettre en valeur le fondement politique de la P.I., « puisqu'il concerne la partition interhumaine, l'altérité en question dans des lieux communs qui impliquent notre responsabilité, individuelle et collective, qui nous fait être là, ensemble, pour un temps donné, sans autre raison que l'exercice de cette responsabilité partagée : quel soin prenons-nous de « l'allant-devenant » de ce à quoi nous avons affaire ? *»
Au nom de ce collectif, nous vous proposons ces nouvelles Rencontres du dimanche 19 au mardi 21 octobre 2025. Vous trouverez en PJ une fiche d'inscription à nous renvoyer avant le 15 septembre 2025.
Véronique, Thaïs et Stéphanie.
* Michel Exertier (Le temps d'un silence, 1995 et Manifeste de pédagogie institutrice, 2001/2/6)
Fiche d'inscription : https://www.ceepi.org/bulletin-inscription-des-rencontres-de-ppi-0421

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